Les monoptères

Les monoptères
Les monoptères (ceux qui n'ont qu'une aile)

jeudi 2 juillet 2015

Je te prie d'excuser ces moment de.. disons de crise [ndlr, les poèmes, qui ont été supprimés] un relâchement dont à présent j'ai honte [compte tenu en effet de ce qui s'est passé entre nous].. d'autant plus inexcusable que toi comme moi avons "refait" nos vies [pas tout à fait en ce qui me concerne (ou d'une curieuse manière), j'en suis incapable et, contrairement à ce que je pensais, ça n'a rien à voir avec toi*. A présent je pallie l'angoisse de la conjugalité (c'est à dire de l'abandon : je n'ai connu que cela, soit parce que j'ai choisi ou été choisie par de "mauvais" partenaires, soit parce que je l'ai suscité par mon emportement passionné, relié.. justement à mon angoisse de l'abandon ! cercle vicieux cf "un amour de Swann") qui demeure prégnante, par le nombre, (tous ne vont pas me lâcher en même temps quand même !) bien qu'un seul soit essentiel] ..ces délires qui t'ont fait du mal, car je pensais ou voulais penser (!) d'une manière fort peu rationnelle et raisonnable que tout pouvait peut-être recommencer ou du moins que nous pourrions trouver un statut quo QUI NE FASSE DE MAL À PERSONNE** : des relations épisodiques, en quelque sorte virtuelles, discrètes mais régulières afin que la rupture ne soit pas trop réelle, pour faire "comme si"... jusqu'à ce que, soit ça se délite tout seul mais en douceur, soit par miracle, ça se recolle. J'ai bien vu à te lire [ndlr, la réponse était que cela l'émouvait beaucoup mais que ce n'était pas les mots qu'il fallait dire et que je n'avais aucune conscience du mal que je lui avais fait] que ce n'était ni possible ni de fait (pour toi donc pour moi) souhaitable. [A ma décharge j'y avais été encouragée parce que que TU M'AVAIS PROPOSÉ DE VENIR (non pour revoir le pays, ce que j'aurais tout à fait compris, mais POUR MOI, ce que j'avais refusé : l'angoisse de la conjugalité, toujours, qui vaut même pour toi ! Par contre, avec ta compagne, ça aurait pu.) ]

JE N'AI D'AILLEURS TOUJOURS PAS COMPRIS CE DÉSIR DE ME REVOIR.. associé à cette fin de non recevoir de mes poèmes.. qui plus ou moins s'y raccrochaient ! Versatilité? Pitié ? Ou.. Pire? Ces poèmes ont en quelque sorte joué le rôle de TEST VIRTUEL, comme des plans en 3 d sur l'ordi avant la construction irrattrapable : imagine ce qui se serait passé si ça avait été in vivo. C'est facile : c'est exactement ce qui est arrivé à Tonnerre lors de notre.. première et dernière nuit amoureuse => ta fuite aussitôt et sans appel… [ndlr, il devait revenir le surlendemain ou le lendemain] et puis, comme si tu me mettais à l'épreuve, le silence (refus de répondre à mes appels) de plusieurs jours suivi de ton agressivité (lorsque j'ai enfin réussi à te joindre ou plus exactement lorsque tu t'es décidé à décrocher)… reliés à ? ta peur du sexe***, de t’être abandonné, de t'être laissé aller.]

Je pense donc qu'il vaut mieux divorcer, cela évitera de tels débordements de ma part car symboliquement, tant que nous demeurons, même formellement, mari et femme, ou du moins que nous aurons ou que J'aurai tendance à le croire même si ce n'est plus le cas, une rechute reste possible. Peux-tu t'en charger? Merci. Tu sais mon horreur des papiers. Merci beaucoup. Bien cordialement. HL

Ne t'inquiète pas pour moi ! malgré tout, j'ai de la ressource, beaucoup, et, passé la peine [intense ++ il est vrai tant je m'y étais crue.. mais provisoire] j'ai vite donné un coup de pied au fond de la piscine et remonté à toute allure à la surface. Merci encore pour tout. Salutations à ta petite Shtroumfette avec laquelle je te souhaite beaucoup de bonheur.


* Ça sert d'avoir un psy à demeure -presque- non ?!
** C'est David qui m'a encouragée à t'écrire, me voyant mal, nostalgique, voyant surtout que c'est toi que j'avais spontanément appelé quand mon bridge a lâché, plus de dents d’un coup, l'horreur ! Il savait le résultat (et me l'a avoué avant-hier) et que ça me guérirait : MAIS IL FALLAIT QUE JE LE VOIE PAR MOI-MÊME. Cruel, même pour lui, car il courrait un risque (selon lui minime)… mais efficace, et finalement la douleur, (peu après) a été bénéfique, la preuve, je vais mieux. L'allégorie de la Caverne.

*** Un syndrome paraît-il banal (voir "Le serpent à plumes" ou "Le  donjuanisme", Kierkegaard) : des hommes -parfois des mystiques- peu sensualisés voire indécis sexuels ou affectés d'une culpabilité sous jacente par rapport au sexe et/ou aux femmes.. qui ne supportent pas ou mal leur fémélitude, leur jouissance, fuyant celle qui s'est laissée "aller" (avec colère si elle insiste). Cas d'école à Tonnerre, selon David : c'est justement après cette nuit-là que tu es parti sans plus donner de nouvelles. (C'est pourquoi le traumatisme chez moi car à cela je ne m'attendais pas du tout.) Ces hommes sont parfois des Dom Juan, ils font tout pour séduire (donc, in fine faire jouir, forcément) mais rejettent ensuite celles qui ont "marché". Car ce qu'ils veulent, c'est la "victoire" (l'acte amoureux pour eux est un rapport de force : une fois acquise, la "vaincue" -celle qui a déliré dans leurs bras- ne les intéresse plus.. ils la jettent d'une manière ou d'une autre -parfois sous prétexte d'exigences impossibles à soutenir, ou au contraire symboliques- en s'arrangeant toujours pour que ce soit de sa faute.)

A Tonnerre, pour la 1ere fois, [....] J'ai eu l'impression que c'était plus ou moins ce que tu attendais depuis des années. Gagné. => Bon vent.

Car j'ai un peu perdu ma candeur depuis que je baguenaude occasionnellement => les mecs sont souvent ainsi. J'ai en ce moment un "fervent", d'habitude très comme il faut, fleurs, cafés chics, cadeaux etc..  qui m'a fait une (petite) vacherie au téléphone. Je l'ai aussitôt black boulé sans appel... J'y pense parce qu'en ce moment même, il tente de m'appeler !! et il est en train d'user ma batterie. Il en est à son ? nième coup de fil, plus messages d'excuses. Il s'abaisse? Non, pas vraiment. Il cherche juste à rattraper le coup. Avant, j'aurais peut être fondu. Plus maintenant. J'ai compris : il voulait se démarquer des autres, montrer que LUI pouvait se permettre (de m'humilier*.) Pas les autres. Qu'il est le "préféré". Si je lui pardonne, si je "cède" à ses instances désespérées, (comédie? Je ne sais pas) il recommencera. Il a juste visé trop haut, il s'est dit que ça pouvait passer, avec éventuellement un bouquet par inter flora aucazou. C’est le principe du Dom Juan [...]. mais de toutes façons, serait-il autre que je n'aurais pas davantage cédé. Je vais ouvrir la boîte de réception je sais ce que je vais trouver, des excuses, longues, émouvantes, une auto flagellation comme ils font souvent... Des professions de foi de respect (!) d’adoration etc.. à la mesure de l'humiliation qu'il m'a infligée. Mais si je n'avais pas relevé l'insulte, il ne m'appellerait plus ou peu, m'imposant par exemple ses horaires etc. À présent, c'est quand je veux comme je veux.. sauf que je ne veux plus.
Maso, ils sont. Il croit que je veux me venger, pas du tout, juste je n'en veux plus c'est tout, je ne lui ai jamais rien promis et.. le rapport bénéfices-ennuis avec lui étant à présent très fortement déficitaire, je vaux mieux que ça, "out" et sans regrets.

*Il m'a -en quelque sorte- je n'ai pas envie d'entrer dans les détails, parlé -soft, au téléphone!- de pipe et d'avaler. J'ai  immédiatement eu un spasme d'estomac et clic, fin de l'histoire. Depuis, 4 bouquets, (j'aurais préféré les sous, mais de toutes manières..) 5 messages.. oui j'ai changé. Le problème et le pire serait d'appliquer ça à tous. Certains sont différents mais il ne faut pas baisser la garde, jamais. (Même avec toi.) Midinette dans mes poèmes je suis à présent lucide, un peu dure peut-être. Et sachant mieux me défendre. Hélas .
Le baguenaudage fait perdre quelques illusions. Sur TOUS. Et parfois, de belles histoires, incontestablement. Paradoxalement, c'est aussi avoir le pouvoir (parce qu'on n'aime pas et étrangement, pour cette raison, on est respectée car on est à conquérir.) Aimer 
est le danger. Il ne faut pas. C'est s'offrir à tous coups possibles. (Mais ça vaut aussi en dehors de ce cadre.) Si on garde la distance, tout va bien. 


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